Découvrir Sablons 
Identité de la commune
Les maires de la commune
L'équipe municipale
Les commisions municipales
La foire ancestrale
Le Rhône a Sablons
Les personnalités célèbres
Le patrimoine culturel
Le patrimoine et l'histoire
la médaille d'honneur communale
Les automnes lyriques
les morts aux combats
Sablons d'hier...
Sablons sous la neige
Découvrir Sablons > Le Rhône a Sablons

Le Rhône


le Rhône





Sablons, le ponton et le pont de 1828
Le ponton et le pont de 1828 (carte postale collection privée)


Depuis l’origine, le Rhône a été considéré par les hommes comme un "chemin qui marche", et utilisé ainsi. Il y a eu à l'époque Gallo-romaine, la fameuse Corporation des Sautes. Quelques siècles plu tard c’est le temps des Equipages, des voituriers par eau.


Ils étaient pratiquement tous originaires de la région : Vernaison, Givors, Condrieu, Sablons, Serrières, Andance. Dans ces bourgs de l'eau, on était mariniers de naissance et il eut été difficile de trouver des enfants qui ne sachent pas nager.

Ces villages étaient de véritables nids de coursiers du Rhône. Ils avaient tous des surnoms les, Les familles Cuminal avaient un si grand nombre de maîtres d'équipage qu'il fallait pour chacune de ces familles un surnom, il y avait ainsi les "Saléros" de Sablons, "Le Grand Jean", "Le Frisé". "Le Grand Zidore", "Boileau" - Chez les MARTHOURET. "Le Crâne". "Canotte". "La Guille", Chez les BOISSONNET "Drujon", "Boissonnet saucisse", Chez les METRAL "Jean la Miche".


Une petite armée de 40 à 50 hommes vigoureux était nécessaire pour chaque Equipage qui se composait de 40 à 50 et parfois de 80 chevaux ou bœufs divisés en "coubles" chargés de tirer et de remonter ces longs convois de barques liées entre elle, par d'énormes cordages : "la maille", "le ça d'arrière", "le ça du milieu".

Chaque équipage comptait le Patron, le Prouvier ou "second Patron", des mariniers, des charretiers, 2 cuisiniers, des mousses, un conducteur (pour la comptabilité et la correspondance), un ou plusieurs maréchaux (pour les soins aux bêtes), un baile (chef de charretiers), des patrons de terre (qui suivaient les chevaux),

Nous nous souvenons de la description classique de ces Equipages remontant le Rhône avec leurs robustes chevaux harnachés de courroies de toutes les couleurs, de grelots et de cuivres, de l'eau jusqu'au poitrail. remontant de lourds convois de barques dans un tintamarre de cris, d'exclamations et de claquements de fouets.


Les quais de Sablons
Le ville de Lyon depuis les quais de Sablons (carte postale collection privée)


Les joutes à Sablons
Les joutes (carte postale collection privée)


Avec ces Equipages tout un folklore, toute une même manière de vivre qui s'étendait sur le Rhône : des fêtes, des habitudes, un sympathique et constant remue-ménage, des auberges toujours pleines, bruyantes, hautes en couleur, de la gaieté, de la joie exubérante, des danses et des jeux. Parmi ces jeux. il nous en reste encore un : les Joutes Nautiques. Ce noble sport qui nous vient de nos ancêtres les mariniers trouve et trouvera toujours des adeptes, Sablons mais aussi Serrières connaissent à chaque génération des Champions de France de Joutes.
 
Les "Equipages" avaient "régné" longtemps sur le Rhône mais comme toute chose, ils devaient avoir une fin. En 1829, on commença à voir la fin.

En effet, cette année-là un bateau en bois crachant le feu fit son apparition sur le Rhône. Il eu peu de succès et reçut sa part de moqueries et de .plaisanteries. C’était le début de la fin de la traction animale.


Des compagnies, se constituèrent aussitôt après et fabriquèrent un matériel perfectionné. Ainsi 100 bateaux circulèrent sur le Rhône.

En 1844, la Société des "Grappins" arma de puissants bateaux remorquant 4, 5, 6 grandes barques chargées de 1000 tonnes de marchandises chacune. Ce furent "le ville de Lyon", "de Beaucaire", "d'Arles".

Pendant 50 ans, ces bateaux trafiquèrent sur le Rhône. Evidemment les antiques Equipage ne purent soutenir la concurrence.

Puis ces bateaux furent eux-mêmes remplacer par une autre génération de bateaux : les Citernas ou les Rhodanias.

La navigation sur le Rhône stagne maintenant mais elle a un encore un avenir devant elle avec les aménagements du Rhône et du Rhin et l’aménagement de zones comme la zone industrialo portuaire de Sablons Salaise.

Texte inspiré d’un article de Louis Boissonnet rédigé pour « le fleuve ».


Le bateau France de passage à Sablons
Le France (carte postale collection privée)


Sablons, le Pelvouxet le pont de 1828
Cliquez pour agrandir
Le Pelvouxet le pont de 1828 (carte postale collection privée)


Sablons et le bateau ville de Lyon
Cliquez pour agrandir
Le ville de Lyon (carte postale collection privée)


Les joutes à Sablons Serrières
Cliquez pour agrandir
Les joutes (carte postale collection privée)

Accueil - Découvrir Sablons - L'actualité - La vie quotidienne - Les services - Le cadre de vie - L'économie - La vie associative - L'intercommunalité
© Mairie de Sablons
Mentions Légales