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Les occupants de Moly Sabata



Robert Pouyaud (1901-1970)



Peintre, Sculpteur, théoricien du cubisme, il fut l’un des premiers élèves d'Albert Gleizes.

Il fut aussi avec sa femme, le premier occupant de Moly Sabata à la fin de l’année 1927. A Moly Sabata, il réalisera notamment des pochoirs reproduisant des tableaux de Gleizes et destinés à l'éditeur Povolosky de Paris.

Robert Pouyaud
Robert Pouyaud 1940 (collection privée)
Robert Pouyaud 1925 (collection privée)
Robert Pouyaud
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Robert Pouyaud 1941 (collection privée)



Avec César Geoffray il éditera et imprimera à Moly Sabata (éditions Sablons) un recueil de "Suite de sons et de couleurs pour piano" dans lequel il réalisera trois pochoirs en couleurs.



La famille Pouyaud quittera Moly Sabata en 1930 pour s’établir à Asnières-sous-Bois, près de Vézelay.



Il fut ensuite professeur d’art plastique à Clamecy. Il réalisera de multiples peintures monumentales notamment dans des églises : Notre-Dame de Clamesy, Notre-Dame de Bethléem à Clamecy, l’église paroissiale Saint-Martin à Dornecy, l’église paroissiale Saint Sulpice de Bourges à Asnières sous bois et pour la communauté de communes des Vaux d'Yonne : l’église de Bethléem.


Georges Manevy et sa femme



Ecrivain, Il ne résida à Moly Sabata que de 1929 à 1930, il fonda avec César Geoffray dont il était l’ami, la section lyonnaise des Fêtes du Peuple, chorale d'une cinquantaine de jeunes ouvriers et ouvrières.


César Geoffray, sa femme Mido et sa fille Gilka



César Geoffray
Dessin original de Claude BELLU dit "Lubel"






César Geoffray
, musicien, violoniste, compositeur, fondateur de la Chorale Interfédérale du Scoutisme Français et du mouvement des chorales mixtes "A Coeur Joie" est né à Lyon en 1901. Il résidera 11 ans à Moly Sabata de 1930 à 1941.



Lucie Deveyle




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Lucie Deveyle (collection privée)

Lucie Deveyle remplissait, à Lyon, la fonction de garde de Gilka, la fille de Mido et César Geoffray. En accord avec Albert Gleizes, Lucie Deveyle suivra les Geoffray lors de leur installation à Moly Sabata.

Elle y restera jusqu’à sa mort en Octobre 1956.
 
Issue de la Bresse, elle travaillera durement et pour acheter le métier à tisser dont elle avait besoin, se louera tout un été, pour réaliser des travaux agricoles du relevage de la vigne à la collecte et à l’emballage des fruits.
 
Elle réalisera avec son métier à tisser de nombreux ouvrages en laine, laine qu’elle allait chercher à Thorenc en Ardèche chez Madame Bugnazet.
 
Lucie Deveyle deviendra, à côté d'Anne Dangar, un des personnages les plus attachants et significatifs de la communauté moly-sabatienne.
 

Lucie Deveyle, Anne Dangar à Sablons Isère
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Lucie Deveyle à gauche, Anne Dangar, Mido et Gilka Geoffray dans le parc de Moly Sabata
Echarpe de laine L. Deveyle collection Sablons Isère
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Echarpe de laine
Manteau de laine L. Deveyle collection Sablons Isère
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Manteau blanc en laine
Echarpe de laine L. Deveyle collection Sablons Isère
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Echarpe de laine

Anne Dangar



Anne Dangar Sablons Isère
Dessin original de Claude BELLEVUE dit "Lubel"




Anne DANGAR est Australienne, d'origine irlandaise.

Elle est née en 1887 dans une famille anglicane. Elle rejoindra Moly Sabata le 20 mars 1930 où elle sera accueillie par le peintre Robert Pouyaud et son épouse.

Elle ne quittera plus Moly Sabata jusqu’à sa mort et elle deviendra l’âme véritable et l’animatrice de Moly Sabata.

Elle décèdera à Sablons le 4 septembre 1951 et sera enterrée dans le caveau de la famille ROCHE à Serrières.


Jacques Plasse et sa femme Bilou Le Caisne




Ils sont restés plusieurs années à Moly Sabata, si Bilou Lecaisne était tisserande, Jacques Plasse a son arrivée, ne connaissait que peu le travail au métier à tisser.

Il a surtout marqué le voisinage par sa chèvre "Berthe aux grands pieds" appelé ainsi à cause d’un boitement du à des sabots trop grands et qu’il promenait dans Sablons avec ses cornes rouge et ses sabots dorés.

Plus tard, Jacques et Bilou Plasse Le Caisne devinrent des artistes importants, maîtres-tisserands reconnus mondialement comme interprètes des peintres de l'école de Paris notamment A. Manessier avec le quel ils seront amis.

Ils réaliseront la plupart de ses tapisseries et vêtements liturgiques, dont l’ensemble des douze "Cantiques spirituels de Saint Jean de la Croix".

Parmi les œuvres connues : "la tapisserie de la Sainte-Face" qui reprend, agrandie, une oeuvre du peintre Georges Rouault pour la chapelle Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face à Hempempont dans le Nord.


Moly Sabata Sablons Isère - la grande salle -
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Moly Sabata - la grande salle - Bilou Le Caisne sur son métier à tisser dessinée par Francine Bensa

Michel Seuphor



michel seuphor est passé par Moly Sabata isère


Ecrivain, peintre, dessinateur et critique d'art, il publia un nombre considérable d'ouvrages littéraires et d'écrits sur l'art, notamment des études sur Mondrian, dont la monographie en 1956, le Dictionnaire de la Peinture abstraite en 1957, l'Art abstrait, ses origines, ses premiers maîtres et la Sculpture de ce siècle en 1948, La peinture abstraite, sa genèse, son expansion en 1962, Le Style et le Cri en 1965, et une histoire de l'art abstrait en cinq volumes à partir de 1973.

Il ne passa que quelques mois à Moly Sabata.


Francine Bensa



Moly Sabata Sablons paysage de Francine BENSA
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Paysage par Francine Bensa






Francine Bensa
(1893-1975), graveur à qui revint l'honneur de dessiner l'étiquette du "Vin réconfortant de Saint-Damien"

Après son passage à Moly Sabata, elle habitera l’île aux moines dans le golf du Morbihan où elle réalisera une série de bois gravés, de dessins et de tableaux évoquant les travaux quotidiens.

Elle a aussi participé aux illustrations de divers livres


Jean-Claude et Yvette Libert



aquarelle par J.C. Libert à Molly Sabata Sablons
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Aquarelle rehaussée à la plume (photo Y. Libert)

Quelques temps après la mort d'Anne Dangar (1951), à la demande d'Albert Gleizes, un couple de jeunes potiers, Jean-Claude et Yvette Libert vinrent s'installer (1952) à Moly Sabata aux côtés de Lucie Deveyle. Deux enfants naîtront là bas , Blandine en 1952 et Guillaume en 1954.

Comme Anne Dangar, quelques années auparavant, Jean-Claude ira se perfectionner chez Jean-Marie Paquaud, le potier de Roussillon. Jean Claude formera sa femme Yvette au métier de potier. Tous deux avaient la ferme intention de réanimer l'atelier de poteries et le four qu'Anne Dangar avait fait construire.

Pendant 5 ans (1952-1956), aux côtés de Lucie Deveyle ils essaieront de continuer à faire vivre ce lieu auquel ils étaient très attachés. Mais l'inondation annuelle de la poterie par les crues du Rhône et les difficultés financières vont les pousser à partir à Villeneuve-lès-Avignon où ils installeront leur atelier dans la maison de famille de Jean Claude, une vieille demeure pittoresque.

Quelques mois après leur départ Lucie Deveyle décèdera. Une autre potière Geneviève de Cissey va tenter une dernière fois de réanimer l'âme de Moly Sabata puis un long sommeil commencera.

Comme pour Anne Dangar, on retrouve dans les familles de Sablons de nombreuses poteries de cette époque.

Pour en savoir plus, le site de l'artiste

soupière par J.C. Libert à Molly Sabata Sablons
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Soupière réalisée et cuite à Moly Sabata (photo Y. Libert)

assiette par J.C. Libert à Molly Sabata Sablons
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Assiette réalisée et cuite à Moly Sabata (photo Y. Libert)

pot par J.C. Libert à Molly Sabata Sablons
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Poterie vernissée réalisée à Moly Sabata 1954 hauteur 30cm (photo Y. Libert)

Geneviève de Cissey-Dalban (1926-2002)







Assiette réalisée et cuite dans l'atelier de M. Paquaud à Roussillon collection privée Sablons







Geneviève de Cissey est née en 1926 dans un milieu artistique. Elle fait ses études académiques à l'école des beaux arts de Dijon en 1947.

C'est en 1948 que se situe son premier contact avec Moly-Sabata, elle s'y rend sur les conseils de Marcel Michaud, propriétaire de la galerie lyonnaise Folklore, une relation de son père.

A l’été 1949, Geneviève de Cissey prend des cours à Moly-Sabata pendant 3 semaines, avec Anne Dangar, une correspondance s'instaure alors avec elle, ces lettres sont de véritables textes d'initiation.


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Pot à couvercle bleu marine et écru hauteur 37,5 cm collection privée

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Pot à couvercle réalisé à Moly Sabata. h 30 cm collection privée





Après la mort d'Anne Dangar en 1951, Geneviève de Cissey et Lucie Deveyle réalisent ensemble une tapisserie monumentale pour la réfection d'une église dans le Doubs puis en juin 1955 Geneviève de Cissey travaille dans l'atelier du potier Paquaud à Roussillon en Isère.

En Novembre 1955, elle s'installe à Moly-Sabota et y travaillera avec Lucie Deveyle jusqu'à la mort de celle-ci en 1956, puis seule jusqu'au début 1958.

En 1960, elle épouse Charles Dalban et s'installa à Ampuis où elle poursuivi son oeuvre de potier : poteries de terre vernissées cuites alors au four à bois, décorées avec des motifs traditionnels et s'inspirant de la méthode d'Anne Dangar et de ses oeuvres.


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Grand plat inspiré par une oeuvre d'Anne Dangar diamètre 40 cm collection particulière






Geneviève Dalban reprend le flambeau de l'association des "amis d'Albert Gleizes" fondée en 1954 en invitant les "amis" à se retrouver à Ampuis chaque dernier dimanche de Juin.

Geneviève de Cissey Dalban est décédée en 2002



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Grand plat diamètre 40 cm collection particulière

Les signatures de Geneviève de Cissey

Chez Paquaud à Roussillon


A Moly Sabata




A Ampuis

Claude Famechon



Claude Famechon a vécu et animé Moly Sabata durant 12 ans à partir de 1968, elle a fait revivre ce lieu "sacre" avec le peintre Michel CARLIN.

Elle a écrit : Je dois une grande partie de mon bonheur à cette période, le village entier nous a aidé, soutenu. Les enfants du village venaient faire de la poterie. Les jours et les nuits de cuisson c'était la fête, nous vivions au rythme des saisons et des caprices du fleuve "encore libre". Parfois Juliette Roche (Madame Gleizes) qui nous avait confié ce phalanstère, venait nous visiter.

Je garde gravé dans mon coeur et au creux de mes mains, ce village, ses habitants et là-bas, au bout du quai, Moly, mon Moly, avec son grand tilleul, l'entrée, la poterie et le four à droite.

Que reste-t-il de tout cela ?

Article du Dauphiné Libéré du 24 août 1973 sur les activités de Moly Sabata
 

Michel CARLIN



Peintre né en 1935. Durant les événements de mai 68, Henri Viaud lui propose de réanimer les ateliers de Moly-Sabata en Isère, il y restera 8 ans (1968-1976). Il fonde le groupe Structures-Espaces, avec des peintres, des sculpteurs, des photographes.

Pour en savoir plus le site de l'artiste :


Gilka BECLU-GEOFFRAY



La fille de César GEOFFRAY qui avait passé 12 ans de son enfance à Moly Sabata y revient du printemps 1990 jusqu'en 1995.

Elle anime la vieille maison par des activités artistiques variées : stages d'initiation à la peinture selon les principes d'Albert Gleizes, journées portes ouvertes sur des chorales A Coeur Joie, concerts de guitares, exposition des poteries de Jean Bernard Chappe, exposition de peinture de Gilka Béclu Geoffray....


Les occupants de Moly depuis 1993



Les résidents de Moly Sabata
 

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