Dans cette période déstabilisée par la révolution industrielle et la terrible première guerre mondiale, Albert Gleizes, comme d'autres artistes, à des préoccupations complémentaires à la recherche artistique : il réfléchi sur la société et le sens de la vie.
Dès 1906, dans le groupe qui a pris le nom "d'abbaye de Créteil", Albert Gleizes et ses amis ont tenté une expérience de vie communautaire ou chacun apportait ses talents et participaient aux travaux collectifs. Expérience éphémère mais dont l'idéologie sera renforcée par les théories des "veilleurs de Schwaler de Lubiez" qui influence une élite en recherche.
Cette idéologie résumée comprend le remplacement du travail en quantité (industrialisation appelée "machinisme") par un travail de qualité : soutenir les artisans pour la perfection dans leur travail et tous les actes de la vie, éducation permettant aux enfants un développement équilibré de toutes leurs facultés. Refuser une société qui ne semble reconnaître que l'argent. Pour Albert Gleizes le retour à la terre et aux traditions permet la réalisation de cet idéal.
Il va mettre, pour lui même, ces principes en vigueur, il s'installe dans le village de Serrières dans la maison de la famille de sa femme Juliette Roche. Cette retraite volontaire (et confortable) lui permet de peindre, d'écrire, de transmettre mais le retranche d'une renommée atteinte par ses anciens compagnons qui n'ont pas quitté Paris.
Période qui correspond à la fondation de Moly Sabata à Sablons où il souhaite mettre en application ces recherches et pour lesquelles il inspire à de nombreux intellectuels et artistes, admiration et enthousiasme car ses écrits traduisent ce à quoi certains aspirent en France et au de là puisque Miss Anne Dangar avec d'autres artistes anglophones sera touchée par son idéal artistique et philosophique.