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Les crues du Rhône

la crue de 1955 à Sablons monument au mortsZoomLa crue de 1955 - le monument aux morts

Dans l’histoire du Rhône, la première crue signalée date de 175 avant J.C.

On notera ensuite une crue généralisée en 346 puis 580 avec cette fois ci le Rhône et la Saône en crue en même temps.

En 868 une crue identique est à signaler. Au fils des siècles, les crues sont de mieux en mieux décrites, les hauteurs d’eau et les dégâts sont identifiés.

Le Rhône a un régime "complexe" ajoutant le régime pluvial du aux pluies océaniques apportées par la Saône toute l'année, aux pluies méditéranéennes torrentielles d'automne, au régime "nival" par l'eau de fonte des neiges au printemps. Le régime glaciaire qui fournit le niveau minimum les étés par la fonte des glaciers.

Toutes les crues importantes sont des crues d’hiver, novembre étant le mois de prédilection, mais on retrouve aussi quelques crues dues à la fonte des neiges de février à avril.

Plus prêt de nous, on signalera :

la crue du début février 1711 qui est une crue du Rhône et de la Saône qui fit de grands dégâts notamment à Lyon, inondant la place Bellecour.

La crue du début novembre 1840 produite par les crues connexes du Rhône et de la Saône mais aussi par des pluies méditerrannéennes diluviennes. Cette crue est considérée comme la crue centennale de référence. Cette crue durera tout le mois de novembre et les dégâts furent considérables : 900 maisons écroulés à Lyon et 150 à Sablons selon le curé de l’époque. (Lire le texte du curé Brunaz curé en 1840). 

Pour Sablons, l’utilisation du pisé pour la construction des maisons est l’explication du nombre si important de destructions. C’est à cette époque que l’on voit les maisons de Sablons se reconstruire avec la généralisation des soubassements en pierre, le pisé ou le moellon de mâchefer n’étant utilisé qu’au-dessus. Nombre de maisons se sont aussi reconstruite avec des demi étages pour mettre juste hors d’eau les parties habitables.

la crue de 1955 à Sablons rue gustave ToursierZoomLa crue de 1955 - la rue Gustave Toursier

La crue de mai 1856 fut de la même ampleur que celle de 1840, elle est la concordance exceptionnelle d'une pluviométrie très forte océanique et méditéranéenne (110 mm en 48 heures à Lyon et 150 mm dans la Drôme et l'Ardèche). 

L’importance de la crue de novembre 1896 nous est parvenue par les cartes postales, elle n’a pas eu l’ampleur de celle de 1840 ou celle de 1856 mais l’on voit nettement la plaine de Sablons complètement sous les eaux.

la crue de 1896 à SablonsLa crue de 1896 (collection privée Sablons)

Au XXème siècle, la crue de printemps de la mi-février 1928 est à signaler, puis en  1944, 1955, 1957 et la dernière crue avec débordement en 2002.

La question que l’on peut maintenant se poser : les aménagements fluviaux du Rhône sont-ils en mesure de régler définitivement ces débordements ?.

La réponse est bien évidemment non : le canal de dérivation permet un écoulement de 1 600 m3/s alors que le débit de la crue centennale (1840) est estimée à 6 000 m3/s à Lyon. C’est pourquoi on dit qu’en cas de crue importante les ouvrages hydrauliques s’effacent et que le fleuve doit retrouver ses casiers de débordement comme s’il n’y avait pas d’ouvrage hydraulique, c’est malheureusement le cas de Sablons. Cependant, les ouvrages hydrauliques régulent  toutes les petites crues.

Voilà pourquoi, il existe encore un Plan de Prévention des Risques Inondations (PPRI)



La carte de vigilance "crues" (mise à jour plusieurs fois par jour)


la crue de 1955 à Sablons château MuratZoomLa crue de 1957 - le chateau Murat






la crue de 1955 à Sablons une rueZoomLa crue de 1957 - dans les rues de Sablons

la crue de 1955 à Sablons tournée du maireLa crue de janvier 1957 - la tournée du maire M. Joseph Dorel en présence du sous-fréfet Rude sous la conduite de L. Guillet (photos du journaliste du DAUPHINE)